
Les œuvres et les artistes
Gilbert Schlewer
Il privilégie l’utilisation de matériaux de récupération : restes de chantiers, objets issus de démolition ou déposés en déchetterie. Ces matériaux, détournés de leur fonction initiale, sont employés à l’état brut, ce qui le libère de son daltonisme. Ainsi, des cornières de renfort d’emballage de cageots de légumes deviennent les éléments constitutifs de triptyques optico-cinétiques, où la perception visuelle change selon l’angle de vue.
Le recours à ces matériaux impose les dimensions de chaque réalisation et les techniques nécessaires à leur mise en œuvre, tout en ouvrant de nouveaux champs d’investigation. Sa formation initiale, technique et mathématique, lui permet de s’adapter à une grande variété de supports : métal, bois, papier, béton, cheveu, coquille d’œuf…
Il se laisse également inspirer par l’actualité et y répond par des œuvres intitulées « Lettre à… », adressées à ce qui a déclenché sa création. Par exemple, une exposition rétrospective consacrée à Kupka, au Grand Palais, lui a inspiré quatre lettres-hommages à l’artiste, réalisées sous forme de tableaux.
Dans le domaine de l’art optico-cinétique, ses références incluent Vasarely, pour ses combinaisons et trompe-l’œil, Tinguely, pour le monumental de ses sculptures en récup-art, et Agam, pour la polyvalence optique d’un même espace.
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